Dans une ruelle sombre, une lanterne rouge est suspendue au-devant d’une porte surmontée d’un gros numéro encadré de persiennes mystérieuses… d’où vient cette image que la conscience collective se fait des maisons closes ?
Après la Révolution Française (1789), l’aspect sanitaire de la prostitution préoccupe la société, l’Etat veut réglementer la profession. Le Consulat (1799 – 1804) met en place un système dit de tolérance fondé sur une surveillance administrative et sanitaire, c’est à cette époque que l’image stéréotypée de la maison-close se met en place.
Dès 1802, les prostituées exercent leur profession sous une réglementation stricte. Elles sont soumises à deux visites médicales par mois et sont dotées d’une carte professionnelle. Elle se doivent d’être inscrites sur les registres de la maison close dans laquelle elles résident et sont pensionnaires. Reconnues par l’Etat, elles sont dites « soumises » en opposition aux prostituées clandestines, les « insoumises ».
En 1840, la capitale compte 200 maisons closes, un nombre qui chute à 73 en 1888 au profit de l’ouverture de 200 brasseries.
Les maisons closes sont définitivement fermées avec la Loi Marthe Richard du 13 avril 1946.

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